Noir sur Blanc au Festival Musica

Un spectacle époustouflant, exigeant où le corps des musiciens est sublimé en matière de mémoire et de réflexion.

"[...]Le son et les ombres communiquent dans une utopie parfaitement synesthésique: à un moment le spectacle, c’est l’ombre portée des musiciens sur les murs du théâtre et leurs silhouettes en transparence derrière l’écran. Et puis, l’écran qui a porté des images comme des photogravures tombe, le double de banc apparaît pour démultiplier la procession, la cithare le dispute aux percussions. Le cadre tombe et se révèle aussi jaune et gourmand que la lumière, le saxophone fait planer un air de jazz sur l’épidémie. Enfin, les violonistes occupent l’espace dans un dernier ballet d’ombres qui transmuent l’image en son. Le noir tombe, sans brusquerie aucune et l’on se demande ce que l’on retiendra du témoignage, aussi elliptique que chatoyant... Un spectacle époustouflant, exigeant où le corps des musiciens est sublimé en matière de mémoire et de réflexion."

Toute La Culture (FR), 26 September 2022